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Liban : des étudiants chercheurs créent un calculateur d’empreinte carbone

En réponse à la crise environnementale sans précédent que traverse l’humanité, les étudiants de la Notre-Dame University, située à Zouk Mosbeh, au Liban, ont pris l’initiative de créer leur propre calculateur d’empreinte carbone, afin d’aider les entreprises à mieux maîtriser leur impact environnemental.  

Ils s’appellent Mira Bechara, Amani Nasr et Abdo el-Mallah, et leur professeure Sophia Ghanimeh, et ils viennent peut-être de franchir un grand pas vers une société plus respectueuse de l’environnement. Pour leur projet de fin d’année, ces trois étudiants en dernière année d’ingénierie civile et environnementale à l’Université Notre-Dame (NDU) ont créé, avec le soutien de l’école et de la division du changement climatique du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), un calculateur de carbone.

 

Dans quel but ?

L’objectif, c’est d’amener les institutions et les entreprises à réduire leur empreinte carbone et accorder davantage de respect à un environnement qui a grand besoin d’être préservé. Partis de rien, l’équipe estudiantine a récolté une quantité de données considérable afin d’inclure un maximum de critères dans l’outil, et de compiler avec des technologies en perpétuelle évolution afin d’offrir une marge d’erreur la plus infime possible, et un outil très simple d’utilisation.

 

De gauche à droite : Mira Bechara, la professeure Sophia Ghanimeh, Amani Nasr et Abdo el-Mallah. Crédits Photo : L’Orient Le Jour – Janette Élias

 

Un simple tableau

L’outil prend la forme d’un classeur Microsoft Excel composé d’un guide d’utilisation et de différents champs à remplir. Ensuite, il calcule les résultats en lien avec trois gaz principaux : le protoxyde d’azote, le méthane et le principal gaz à effet de serre, le dioxyde de carbone. C’est sur cela que sera basé le chiffre final, la fameuse “empreinte carbone”.

 

Et maintenant ?

La prochaine étape, c’est de parvenir à faire utiliser l’outil par un maximum d’acteurs. Pour ce faire, les jeunes inventeurs misent sur la gamification. Le calculateur permet, en l’état, de faire part des différentes “bonnes actions” environnementales mises en places par les institutions. Ces comportements verts leur permettent de gagner des points en vue d’établir un classement des plus écologiques au Liban. La pollution n’a qu’à bien se tenir !