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En Arabie saoudite, le bond en avant de l’énergie solaire.

Un groupe de chercheurs de l’université KAUST, en Arabie saoudite, vient d’effectuer une trouvaille majeure qui permet d’améliorer le rendement des panneaux photovoltaïques, rendant ainsi un peu plus compétitive cette source d’énergie renouvelable, si précieuse en ces temps de prise de conscience environnementale.

S’il est un pays où l’utilisation de panneaux solaires prend tout son sens, c’est bien l’Arabie saoudite.

L’ensoleillement y est extrêmement important, entre douze et treize heures par jour en saison chaude, et entre six et huit heures par jour en saison douce. En termes d’énergie, on parle de de 2 300 kilowattheures par mètre carré, ce qui est considérable. Comparativement, c’est 1,4 fois ce qu’arrive à produire le Japon grâce à son propre ensoleillement. Et il existe au Moyen-Orient de vastes zones non utilisées, parfaites pour l’utilisation de l’énergie solaire, ce qui fait bien du royaume (et de plusieurs de ses voisins) un candidat parfait pour devenir un des acteurs principaux du développement et de l’utilisation de cette technologie.

 

Une technologie encore imparfaite

Cependant, les records de températures enregistrés dans le pays réduisent l’efficacité des panneaux. Soumis à de trop fortes chaleurs, ils sont non-seulement incapables de transformer toute l’énergie solaire en électricité, mais perdent en durée de vie à cause d’une usure trop importante. A noter que les panneaux solaires classique ne transforment que 20% de l’énergie solaire en électricité.

Le progrès en marche

C’est pourquoi un groupe de chercheurs de l’université saoudienne KAUST, spécialisée dans les sciences, les technologies, et l’innovation, cherche à créer un système de refroidissement des panneaux qui réduirait les pertes d’énergie et allongerait leur durée de vie. Une équipe, dirigée par le professeur Peng Wang, y est récemment parvenu, en utilisant de la vapeur d’eau contenue dans l’atmosphère. Une petite révolution qui permet d’augmenter de 20 % la quantité d’électricité générée.

Une solution accessible à tous

Selon le professeur Wang, en charge du projet, cela devrait rendre l’énergie solaire plus compétitive, et ainsi lui permettre d’avoir un réel impact sur l’énergie à l’échelle mondiale : “La vapeur d’eau est disponible partout, même dans les régions désertiques, et l’eau est l’un des matériaux avec le plus grand potentiel de refroidissement. En utilisant l’humidité ambiante dans le désert la nuit, on peut récolter assez d’eau pour mettre en oeuvre cette technologie.”, explique le scientifique.

Pour rappel, l’Arabie saoudite espère produire 50% de son électricité par le biais d’énergies renouvelables d’ici 2030. Le solaire aura, évidemment, un grand rôle à jouer dans cette transition.