Le nouveau média digital et social pour découvrir l’Arabie et le Moyen-Orient. Décalé. Innovant.

Oman : Plus de femmes que d’hommes dans l’enseignement supérieur

Les femmes ont été majoritaires dans l'enseignement supérieur au cours de la dernière année universitaire d'Oman. Les données, qui proviennent du ministère de l'enseignement supérieur, font état de 24 445 nouveaux étudiants dont 57,3 % sont des femmes.

Les réformes en faveur des droits des femmes, ainsi qu’une plus grande sensibilité à la question du genre, font leur bonhomme de chemin au Moyen-Orient, et la petite nation d’Oman, située à l’embouchure du Golfe persique, suit le mouvement. Avec une population particulièrement jeune, Oman a bien saisi l’importance des institutions éducatives comme levier qui permettra de continuer sur la voie d’un système culturel et économique plus inclusif.

Les étudiants suivent un cours à l’Université de Nizwa, Oman.

Plus d’œstrogènes, moins de testostérone

L’éducation reste la base pour permettre des changements systémiques et aujourd’hui, les femmes sont plus nombreuses que les hommes dans les amphithéâtres des universités omanaises.

Selon les nouveaux chiffres du gouvernement, les inscriptions d’étudiants omanais, dans les universités du Sultanat ou à l’étranger, ont augmenté de 2,6 %. Ainsi, parmi les 24 445 étudiants admis dans les établissements d’enseignement supérieur, 57,3% sont des femmes et seulement 42,6% sont des hommes.

 

Quels choix de filières ?

Près de 62 % des étudiant fréquentent des établissements publics. 32,4 % ont été admis dans des écoles privées. Le reste (5,6 %) est inscrit hors des frontières du pays.

A’Sharqiyah Université. Crédits photo: Hazel Owen.

Parmi les écoles les mieux classées figurent l’université du Sultan Qaboos à Mascate, l’université Sohar à quelques heures de là, ou encore l’Université de Nizwa, plus au sud.

Enfin, les domaines d’études qui recueillent le plus d’inscriptions sont la gestion d’entreprise (30 %), l’ingénierie (25,3 %) et les technologies de l’information (12 %).

Ces étudiantes n’ont pas peur de se lancer dans des domaines encore dominés par les hommes, Nul doute qu’elles pourront compter sur leur ténacité et des résultats scolaires exemplaires, afin de réussir à s’infiltrer sur le marché du travail.