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Paris Fashion Week : ces mannequins arabes qui cassent la baraque

Au sein d’une Paris Fashion Week pluvieuse et bouleversée par le coronavirus, elles sont quelques-unes à continuer de faire tourner les têtes, malgré les défilés annulés, malgré l’incertitude ambiante de voir Paris se refermer sur elle-même pour essayer de se défaire d’un virus encore tenace.

Dans une tente au Jardin des Tuileries, le défilé Dior se pose comme une bulle hors du temps, hors de l’espace. On est mardi soir, et pendant que les gens normaux rentrent chez eux, pas moins de 86 mannequins déambulent chacune à leur tour sur le podium, dans l’un des quelques défilés maintenus malgré les mesures sanitaires restrictives dues au Covid-19.

Sauf que, dans cette démultiplication de silhouettes longilignes et dégingandées, il y en a deux qui retiennent notre attention. Il s’agit de l’anglo-marocaine Nora Attal et de la libanaise Nour Rizk.

La première, à seulement 21 ans, “crève l’écran” dans un costume de jeu en dentelle blanche à manches longues et à franges.

 

 

La seconde fait tourner toutes les têtes dans son coupe-vent à fermeture éclair en teinture de cravate d’inspiration Shibori, avec jupe et chapeau assortis.

Le teint mat et la peau cuivrée des deux héroïnes du soir sont sans équivoque : exit la morosité de l’automne ! Recalée, la pluie restera à la porte, confinée hors des lieux, comme un pied de nez à l’inquiétude d’un re-confinement que personne ici n’osera formuler. Ce soir, et certainement pour longtemps, le podium leur appartient, et on trouve que c’est très bien comme ça.