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Red Sea Project, un archipel touristique saoudien sur la Mer Rouge

Annoncé en 2017, les contours du projet de méga-complexe touristique saoudien commencent à prendre forme. Au mois de février, le gouvernement saoudien a annoncé la création de pas moins de douze ports pour assurer les besoins logistiques des projets attendus sur la côte de la Mer Rouge.

Parmi ces derniers, The Red Sea Project, un projet pharaonique de complexe touristique qui permettra de transformer 50 îles saoudiennes situées en bordure de la Mer Rouge en autant de destination luxueuses ouvertes aux visiteurs internationaux. Un projet qui s’étendra sur une surface de 34 000 mètres carrés.

L’une des plus grands complexes touristiques sur la mer

Situé entre les villes d’al Wajh et Umluj sur les côtes nord-ouest du pays, le Red Sea Project prévoit une zone franche dédiée au tourisme de luxe où la préservation de l’environnement naturel et du patrimoine joue un rôle essentiel : respect des côtes et de l’environnement naturel grâce à des transporteurs peu polluants, protection des écosystèmes marins et terrestres, notamment des récifs de coraux de la zone ou des volcans endormis, le développement du site se veut non invasif, malgré un très important besoin en infrastructures.

Préparer un chantier colossal

Les travaux de la Phase 1 du projet, qui doivent commencer en 2019, devraient s’étaler sur une période de 3 ans. Ils comprennent la construction d’installations logistiques de base, le déploiement du réseau d’accès au site (portuaire et aéroportuaire) ainsi que la création des premières unités hôtelières du complexe.

Avant l’amorce officielle des travaux, 192 millions de dollars d’investissement ont ainsi été annoncés par l’Autorité portuaire saoudienne (MAWANI), pour renforcer le dispositif existant sur le Duba Port, situé au nord de la région de Yanbu, sur la côte saoudienne. Dès mars, la capacité de cette zone portuaire devrait ainsi passer à 500 000 conteneurs annuels, permettant de booster la compétitivité régionale et internationale des ports saoudiens.

Un sacré boost pour le tourisme

Alors que le reste du pays se prépare à alléger les contrôles pour la délivrance de visas, l’accès aux infrastructures touristiques du Red Sea Project ne devrait pas nécessiter de visa particulier – une première dans le pays ultra-conservateur, qui envisage les concessions nécessaires pour favoriser le développement de son économie tertiaire.

En effet, depuis la création de la commission du tourisme et du patrimoine national en 2000, le tourisme est devenu le 2e secteur de recrutement du royaume saoudien, générant assez d’emplois directs et indirects pour tenter d’endiguer le chômage chez les jeunes locaux, encore très important. Une révolution économique et sociale pour l’Arabie saoudite, qui met les bouchées doubles pour devenir l’un des premiers points d’attractivité de la région pour les investisseurs, avant de pouvoir – d’ici 2030 – recevoir ses premiers invités.