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Un « Global Youth Index” pour impliquer les jeunes dans les décisions majeures

Shaima Hamidaddin

Shaima Hamidaddin

Dans le cadre de son oeuvre en faveur de la formation et de la promotion de la jeunesse en Arabie saoudite et dans le monde, la fondation philanthropique saoudienne MiSK a créé un baromètre : le Global Youth Index. Derrière ce nom, une étude sur les perspectives économiques de la jeunesse mondiale qui entend impliquer davantage les plus jeunes dans les décisions majeures qui concernent leur avenir, selon Shaima Hamidaddin directrice générale du MiSK Global Forum.

La fondation philanthropique MiSK a fait de la jeunesse saoudienne et, plus globalement, celle du monde son cheval de bataille. Depuis trois ans, l’institution – très influente en Arabie saoudite – multiplie les initiatives en faveur de la formation de la jeunesse, et de son émancipation par l’art, l’innovation et l’entrepreneuriat. C’est dans ce contexte que la fondation créait en novembre dernier le Global Youth Index, sorte de baromètre des perspectives de la jeunesse mondiale.

Présente au salon VivaTech de Paris, Shaima Hamidaddin, directrice générale du MiSK Global Forum, explique les motivations de cette étude. “Nous vivons dans un environnement inédit, dit-elle. Les jeunes sont exclus des discussions majeures qui concernent leur avenir, alors qu’ils sont eux-mêmes en train de bousculer l’économie.”

Impliquer les jeunes dans les décisions majeures

Pour ce Global Youth Index, la MiSK a mené une étude auprès de 25 000 jeunes âgés de 16 à 35 ans issus de 25 pays différents, dont 19 membres du G20, et représentant un total 80 % du PIB mondial et 70 % de l’ensemble de la population des jeunes. D’après cette étude, plus de la moitié des interrogés sont positifs quant à l’impact de la technologie sur leur vie professionnelle, tandis que seulement 4 % considèrent la technologie comme un défi pour leur génération. L’étude démontre par ailleurs la capacité d’adaptation et de changement des jeunes, 60 % se décrivant comme adaptables et 65 % comme ouverts d’esprit.

« (Cette étude) nous apprend ce que ces jeunes ressentent et comment il se préparent à faire face à l’économie mondiale, explique Shaima Hamidaddin. Ces statistiques, nous pouvons les partager avec des leaders gouvernementaux ou des institutions privées, pour voir comment ils peuvent s’adapter à cette jeunesse.” En attendant, la MiSK poursuit ses efforts pour mettre en lumière le potentiel de la jeunesse mondiale et surtout ajouter « la perspective des jeunes dans les scénarios où ceux-ci ne sont traditionnellement pas impliqués”, comme l’explique la dirigeante.