Le nouveau média digital et social pour découvrir l’Arabie et le Moyen-Orient. Décalé. Innovant.

5 choses à savoir sur la mosquée Hagia Sophia

La basilique Sainte Sophie (ou Hagia Sophia) se retrouve actuellement au coeur des débats depuis que le Président turc Recep Tayyip Erdoğan a pris la décision de transformer le lieu en mosquée. Un débat étonnant si l’on considère que l’édifice a déjà occupé ce rôle des siècles durant. Pour mieux connaître ce bâtiment emblématique, voici 5 choses à retenir de Hagia Sophia.

1 – Elle a été détruite deux fois

Construite en l’an 360 de notre ère en l’honneur de l’empereur Constantin II, elle fut détruite en 404 lors d’une série d’émeutes, avant d’être reconstruite en 415,
et détruite à nouveau lors de la sédition Nika, l’un des plus importants soulèvements de l’histoire, en 532.

 

2 – L’une de sept merveilles du monde a servi à sa conception

Afin de fortifier et d’embellir l’intérieur de l’édifice, les bâtisseurs ont recyclé des colonnes en provenance du temple d’Artemis à Éphèse, détruit et laissé à l’abandon depuis longtemps. On raconte que des matériaux seraient également venus de Baalbeck (au Liban) et de Pergame (ancienne ville d’Asie mineure).

 

 

3 – Elle a été une mosquée pendant plus de 500 ans

Le débat actuel autour du changement de statut de Hagia Sophia n’a en fait pas vraiment lieu d’être. En 1453, après la prise de Constantinople (devenue Istanbul) par l’empire Ottoman, le lieu avait déjà été transformé en mosquée par les premiers sultants, Murad II et Mehmed II, un rôle qu’il a occupé pendant près de 5 siècles.

 

4 – Le bâtiment regorge d’éléments islamiques

Pendant cette période, les dirigeants du pays y ont fait ajouter un mihrab (niche de prière indiquant la direction de La Mecque), ainsi qu’un minbar, sorte de chaire d’où le khatib fait son sermon lors de la prière du vendredi. Plusieurs minarets ont été ajoutés à l’extérieur, ainsi qu’une école, une cuisine, une bibliothèque et des mausolées.

 

5 – Le Sultan a protégé l’héritage chrétien du lieu

Pendant son règne, le Sultan Mehmed II s’est refusé à détruire les nombreuses fresques et mosaïques ornant les murs. Au contraire, il les a fait recouvrir de plâtre et recouvrir de calligraphies islamiques. Ainsi préservées, elles ont pu être plus tard retrouvées, documentées et restaurées par les architectes Italo-suisses Gaspare et Giuseppe Fossati, qui ont travaillé de manière extensive sur le lieu.