Le nouveau média digital et social pour découvrir l’Arabie et le Moyen-Orient. Décalé. Innovant.

Arabie saoudite : découverte d’un site archéologique vieux de 120 000 ans

La commission Saoudienne pour le Patrimoine vient de révéler la découverte d’un nouveau site archéologique vieux de 120 000 ans. Il s’agit de l’ancien lac d’Alathar, où des populations de chasseurs nomades auraient élu domicile pendant de brèves périodes.

Les photos sont sans équivoque : des empreintes humaines, mais également des empreintes d’éléphants et de différents prédateurs… C’est une découverte fascinante qu’a dévoilé la commission Saoudienne pour le Patrimoine, au terme d’un travail commun entre les équipes locales et internationales chargées des fouilles.

 

Des populations nomades

Autour d’un ancien lac aujourd’hui asséché, dans les environs de Tabuk, dans le Nord-Ouest du Royaume, des populations nomades auraient brièvement élu domicile, utilisant le point d’eau comme repère dans le cadre d’un voyage plus long.

 

 

Ce sont en tout cas les conclusions publiées par les chercheurs dans une nouvelle étude publiée dans Science Advances le 16 septembre, suite à la découverte de ces anciennes empreintes humaines et animales qui ont jeté un nouvel éclairage sur les routes qu’ont empruntées nos anciens ancêtres lorsqu’ils se sont répandus hors d’Afrique.

 

Des informations précieuses

Il s’agit là d’une découverte de première importance puisqu’elle marque la plus ancienne trace laissée par l’Homme dans la péninsule Arabique. Cela permet de contextualiser l’histoire du Royaume et de donner des indications sur les modes de vie et les déplacements de nos ancêtres. Il faut bien comprendre que l’on parle là des empreintes de 7 humains, 107 chameaux, 43 éléphants, et d’autres traces comme celles de bovidés. Les chercheurs ont également retrouvé des fossiles d’éléphants et des os d’oryx.