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Cinq femmes auteurs arabes inspirantes qui égayeront votre été

Les vacances d’été sont la période idéale pour se (re)plonger dans un bon livre. Pour vous aider à faire votre choix parmi cet amas de best-sellers qui accompagne l’arrivée des beaux jours, Kawa vous a sélectionné 5 femmes auteurs arabes inspirantes qui ont aidé à défendre les droits des femmes du monde entier.

Ghada Al-Samman

 

Écrivaine, romancière et journaliste syrienne, Ghada Al-Samman est l’une des auteurs les plus prolifiques de sa génération. Avec plus de quarante ouvrages publiés, allant du roman à la nouvelle, en passant par la poésie et le billet journalistique, l’écrivaine est considérée comme l’une des voix les plus influente en matière d’égalité des sexes dans le monde arabe. Née en 1942 à Damas en Syrie, Ghada Al-Samman dispose d’un talent littéraire certain et tire certaines de ses inspirations de la guerre du Liban qu’elle a vécu de l’intérieur. Avec “Tes yeux sont mon destin » en 1965, “Cauchemars de Beyrouth“ en 1977, ou encore “Le bal masqué des morts“ en 2003, la romancière a su réussir ce que beaucoup de ses confrères/consoeurs espéraient alors à cette époque : devenir un écrivain arabe reconnu sur la scène internationale.

Nawal El Saadawi

 

La “Simone de Beauvoir du monde arabe”, c’est elle. Nawal El Saadawi est une écrivaine et médecin égyptienne qui a acquis une importante notoriété grâce à ses oeuvres portant sur des sujets relatifs à l’égalité des sexes et à l’oppression patriarcale comme “Femme au degré zéro” en 1975 ou encore “Ferdaous, une voix en enfer” en 2007. Deuxième auteur arabe le plus traduit après Naghib Mahfouz, elle fonde et devient présidente de l’association de solidarité des femmes arabes. Elle remporte en outre de nombreux prix, parmi lesquels on peut citer le prix Nord-Sud du Conseil de l’Europe, ou encore le prix international Inana.

Assia Djebar

Beaucoup la connaissent sous son nom de plume : Assia Djebar. Pourtant, avant la publication en 1957 de son premier roman, « La soif », Assia Djebar est née Fatima-Zohra Imalayen. Un choix d’anonymat qui l’a toutefois porté au sommet en devenant une auteure féministe réputée grâce à son travail d’exploration de la situation critique des femmes algériennes dans un contexte post-colonial. Outre son combat pour la cause féministe, Assia Djerba reste la première écrivaine d’Afrique du Nord et la cinquième femme au monde à être élue en 2005 à l’Académie française.

Inaam Kachachi

Journaliste à Bagdad en Irak où elle est née, Inaam Kachachi a longtemps rédigé des articles dans la presse arabe avant de se lancer dans l’univers de la fiction. Finalement, ce n’est qu’après son départ pour la France que son talent s’est révélé, avec notamment son deuxième roman The American Granddaughter, publié en 2008, nominé pour le prix du booker arabe. Elle a également écrit Tashari, sélectionné pour le Prix international de la fiction arabe en 2014, qui aborde la tragédie du déplacement des Irakiens au cours des dernières décennies, à travers l’histoire d’une femme médecin travaillant dans les campagnes du sud de l’Irak dans les années 1950.

Sahar Khalifeh

Quel que soit le support – romans imagés ou réels, articles de presse – Sahar Khalifeh reste l’une des auteurs palestiniennes les plus connues, qui traite toutes les formes de discrimination et d’oppression concernant les femmes arabes. Grâce à ses nombreuses oeuvres traduites en anglais, en français, en allemand et en hébreu, Sahar Khalifeh a reçu de nombreux prix comme l’un des plus prestigieux, le prix français Simone de Beauvoir.