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Le drive médical se développe en Arabie saoudite

Alors que de nombreuses pharmacies et autres centres médicaux mettent à jour leur offre pour être en compliance avec les différentes mesures mises en place à travers le monde, les systèmes en “drive” n’ont de cesse de sortir de terre à différents endroits du globe. Le monde arabe ne déroge pas à la règle, il est même plutôt fer de lance sur le sujet.

On vous parlait il y a quelques semaines des centres de dépistage en drive qui voyaient le jour aux Emirats arabes unis. Aujourd’hui, il ne s’agit plus seulement de s’en tenir aux tests et analyses virales de la population, mais bien de développer tout un service de santé “à emporter”.

C’est notamment le cas à Djeddah, où l’hôpital spécialisé et le centre de recherches du Roi Faisal a mis en place un “drive” pour que les patients atteints de maladies chroniques puissent accéder aux soins sans se mettre en danger pendant la pandémie. Lancé le 5 avril, le service est aujourd’hui maintenu malgré l’apaisement des mesures de confinement, parce qu’il présente un certain nombre d’avantages, comme des files d’attente réduites et une distanciation sociale garantie. Dans l’ouest du royaume, ils sont déjà plusieurs milliers de patients à avoir profité de ce service, providentiel pour de nombreux confinés qui n’auraient pu accéder aux soins sans passer par un parcours administratif compliqué.

Une idée qui se répand

D’autres hôpitaux du monde ont commencé à mettre en place des “drive”, comme aux Etats-Unis, où l’hôpital Katherine Shaw Bethea de Dixon dans l’Illinois, teste la population sans lui faire quitter le confort de son habitacle. Dallas et Seattle, entre autres, ont également mis en place des initiatives similaires.

Si l’on s’intéresse au côté pratique, pourquoi ne pas avoir choisi plutôt un service de livraison et, ainsi, évité des longues attentes au drive de l’hôpital ? Pour des raisons purement médicales : les médicaments biologiques, ou encore les réfrigérés sont soumis à un strict niveau de qualité qui deviendrait trop difficile à maintenir. Il est donc préférable que les équipes de l’hôpital puissent délivrer elles-mêmes les médicaments. Ainsi, si l’incertitude règne quant aux modalités du déconfinement, l’hôpital entend maintenir cette innovation à flot et continuer de traiter les patients de la manière la plus pratique et la plus sécurisée possible.