Le nouveau média digital et social pour découvrir l’Arabie et le Moyen-Orient. Décalé. Innovant.

Les toiles en pixel de cet artiste saoudien traversent les frontières

Khaled Makshoush, jeune artiste freelance saoudien, se fait le pionnier du pixel art en Arabie saoudite et rencontre un succès prometteur sur la scène internationale, avec notamment une apparition prévue à la Paris Fashion Week 2021.

Il avait commencé cette discipline en 2016 comme un hobby, loin de se douter du succès que rencontreraient plus tard ses œuvres à l’échelle internationale. Aujourd’hui, alors qu’il vient d’être commissionné pour produire des œuvres d’art destinées à décorer la Fasion Week de Paris, Khaled Makhshoush mesure le chemin parcouru. « Cela n’est pas arrivé du jour au lendemain », déclare l’artiste à Arab News. “Il fut un temps où j’étais déjà ravi de recevoir quelques centaines de likes en postant mes œuvres sur les réseaux sociaux”. Aujourd’hui, la donne a changé, et le saoudien reçoit sur pratiquement chacun de ses posts des milliers de pouces levés par des admirateurs, tant internationaux que locaux.

A seulement 28 ans, celui qui est né et a grandi à Riyad s’estime heureux d’avoir reçu la reconnaissance nécessaire pour “se sentir artiste”. Mais la reconnaissance ne fait pas tout, et puisqu’il faut savoir être pragmatique, notons qu’il reçoit des demandes de clients du monde entier, dont certains lui ont même conseillé de revoir sa gamme de prix, car il ne se valorisait pas assez.

 

Pas un peintre comme les autres

Son dada, c’est le pixel art, un moyen d’expression visuelle issu de l’univers numérique dont le matériau de base est la représentation plastique d’un pixel. Ce qui paraît de prime abord relativement simpliste prend une toute autre dimension lorsqu’un passionné érige son hobby au rang d’art. Ses toiles revisitent des paysages existants, de Riyad ou d’ailleurs, et portent toutes l’identité graphique des jeux vidéo en 8-bit et en 16-bit d’antan.

Un parti-pris esthétique qui vaut au jeune artiste freelance de traverser sereinement les frontières et d’exporter avec succès une vision fraîche et actuelle de l’art contemporain. Et ses compatriotes, sans doute impressionnés par une telle montée en puissance, de se joindre à la hype pour faire grossir encore le carnet de commande de Makhshoush. La boucle est bouclée…