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Prix Femina : Charif Majdalani remporte le « Prix spécial du jury »

L'auteur libanais Charif Majdalani a été récompensé lundi du "Prix spécial du jury" pour "Beyrouth 2020", aux éditions Actes Sud, dans le cadre du prix Femina du roman français.

Certes, c’est Serge Joncour, avec « Nature humaine », qui a remporté le prix Femina 2020. Mais nous, ce que l’on retient de cette édition, c’est que le prix spécial du jury a été décerné à Beyrouth 2020, de l’auteur libanais Charif Majdalani, paru aux éditions Actes Sud.

Là où la plupart des autres récompenses littéraires ont reporté leur édition en attendant la réouverture des librairies, le prix Femina, dont le jury est composé uniquement de femmes, a bien été décerné.

La catastrophe d’août comme catalyseur

Là où le vainqueur, Serge Joncour, propose un roman rural qui dépeint l’évolution de la France à la fin du XXe siècle, à travers le parcours d’une famille d’agriculteurs du Sud-Ouest, l’auteur libanais a particulièrement touché le jury à travers son œuvre « Beyrouth 2020, journal d’un effondrement ».

Il s’agit d’une chronique écrite dans un Liban en proie depuis plus d’un an à une crise économique et financière conséquente, et qui a subi, le 4 août, une double explosion ayant détruit le port ainsi que de nombreux quartiers de la capitale.

A noter que le prix Femina du roman étranger a été décerné à la Britannique d’origine sud-africaine Deborah Levy, pour son diptyque autobiographique composé de « Le Coût de la vie » et de « Ce que je ne veux pas savoir », tous deux parus aux éditions du sous-sol. Quant à Christophe Granger, auteur de « Joseph Kabris ou les possibilités d’une vie » (Anamosa), il a remporté le prix du meilleur essai.