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7 productions arabes à l’honneur au Festival International du Film de Toronto 2021

L’édition 2021 du Festival International du Film de Toronto, ou TIFF, aura lieu cette année du 9 au 18 septembre dans la ville canadienne, après l’édition ‘hybride” (mi-physique, mi-virtuelle) qui s’est tenue en 2020. Axé sur le partage de films de différents genres et de différents horizons, le Festival est considéré comme un premier “galop d’essai” pour les Oscars : on ne doute donc pas de la qualité des 7 productions arabes sélectionnées cette année.

Un événement de renommée mondiale

Appelé parfois “Festival des Festivals”, l’événement est né en 1976, et s’impose rapidement comme l’un des principaux rendez-vous du monde de cinéma avec le Festival de Cannes. Entre 300 et 400 films sont présentés chaque année, avec un public d’environ 280000 spectateurs. On imagine ainsi la visibilité et le rayonnement offerts à ces productions, qui seront catégorisés dans diverses catégories telles que les programmations cinéma du monde contemporain / découverte / courts-métrages etc.

Costa Brava, Lebanon de Mounia Akl (Liban)

Ce long-métrage de la scénariste-réalisatrice libanaise Mounia Akl, a été sélectionné à la prestigieuse Mostra de Venise, ainsi qu’au TIFF 2021.

Utilisant des thématiques telles que la pollution et la crise des ordures au Liban qui s’est déroulée en 2015, de la même manière qu’une de ses autres productions Submarine (2016), la réalisatrice raconte l’histoire d’un couple de Beyrouth, qui voit la nouvelle déchetterie de la ville s’installer aux côtés de leur nouvelle maison.

Une œuvre aux accents écologiques, largement inspirée de la réalité.

Beity d’Isabelle Mecattaf (Liban)

Après avoir étudié le cinéma à l’Université de New York, Isabelle Mecattaf a reçu le Black Family Film Prize pour les courts métrages du programme de deuxième année.

Le scénario de son film décrit une journée difficile et anxiogène dans un riche foyer de la capitale libanaise et est, selon TIFF, un portrait de la douleur de parents recherchant une vie meilleure ailleurs.

Mecattaf annonce dans une interview qu’elle souhaite créer “une histoire captivante, divertissante et agréable”.

Trumpets in the sky de Rakan Mayasi (Liban/Palestine)

Selon Rakan Mayasi, scénariste-réalisateur-producteur indépendant né en Allemagne, et vivant au Liban, “la perfection est ennuyeuse”. Il étudie à l’Asian Film Academy, et compte parmi ses enseignants le célèbre réalisateur iranien Abbas Kiarostami.

Son court métrage, Trumpets in the Sky, suit une jeune syrienne travaillant dans les champs de pommes de terre du Liban dont la vie change radicalement lorsqu’elle apprend que sa mère l’a vendue en mariage. Ce récit est une sorte de documentaire entremêlé de fiction, une description des traditions du monde et une critique socio-politique du patriarcat.

The Devil’s Drivers, de Mohammed Abugeth & Daniel Carsenty (Palestine/Allemagne)

Ce documentaire tourné en 8 années, suit deux cousins bédouins palestiniens contrebandiers faisant passer des travailleurs sans papiers en Israël. Chassés par l’armée, leur vie est une longue course-poursuite : cette œuvre promet d’être haletante.

Les réalisateurs Carsenty, et Abugeth, né à Jérusalem, ont travaillé en Allemagne.

Huda’s Salon de Hany Abu-Assad (Palestine)

Ce thriller aux accents politiques, basé sur des faits réels, relate de la confrontation violente entre deux femmes (une coiffeuse et sa cliente) qui tentent de s’adapter à la vie au sein d’un pays en proie à l’occupation.

Le cinéaste Hany Abu-Assad est notamment le réalisateur du film à succès The Mountain Between Us – La Montagne entre nous – (2017) avec Idris Elba et Kate Winslet.

 

Farha de Darin J. Sallam (Jordanie)

La cinéaste jordanienne Darin J Sallam compte désormais parmi les «réalisateurs à surveiller» de TIFF, pour son premier long métrage Farha.

Ce conte, inspiré d’événements réels, se situe en Palestine en 1948 et montre la petite Farha, retrouvée enfermée dans une cave dans son village alors que la guerre éclate. Elle est spectatrice d’horreurs et doit apprendre à survivre.

L’actrice Karam Tahar joue Farha, et compte parmi ses co-stars Ali Suliman, qui joue aussi dans Huda’s Salon.

La Femme du fossoyeur de Khadar Ayderus Ahmed (France/Somalie)

Le réalisateur somalien vit actuellement en Finlande, et marque ses débuts avec ce film, après plusieurs courts métrages, comme The Night Thief (2017).

La Femme du fossoyeur, est une romance racontant comment Guled, un fossoyeur djiboutien tente de trouver l’argent nécessaire pour l’opération de sa femme Nasra, souffrant d’une maladie chronique du rein.

On a comparé le travail du réalisateur à celui des frères Dardenne, connus à l’international grâce à leurs récompenses notamment à la Mostra de Venise ou encore au Festival de Cannes.