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DFIC, le plus célèbre quartier d’affaire du MENA

Avec plus de 15 ans de business et d’investissements à son actif, le quartier de DIFC à Dubaï n’a plus rien à envier aux grandes places boursières que sont Londres ou New York. Au fil des ans, il s’est imposé comme un écosystème de choix pour les start-ups internationales, mais aussi un vrai hub de la fintech mondiale. Zoom sur ce quartier d’affaire phare du MENA.

Au carrefour des fuseaux horaires de Hong Kong et Tokyo à l’est, et New York et Londres à l’ouest, Dubaï est devenu un des lieux les plus prisés par les entreprises internationales. Pour l’incarner: le quartier de DIFC (Dubai International Finance Center). En une seule décennie, ce dernier est parvenu à s’imposer comme un hub financier de place au niveau mondial et représente aujourd’hui le plus grand écosystème financier de la région avec plus de 25 600 professionnels travaillant dans plus de 2 500 sociétés actives enregistrées.

Paradis des start-ups

Si depuis quelques années Dubaï mise sur son tourisme pour attirer de plus en plus d’ investissements étrangers, il semblerait qu’elle fasse également les yeux doux à l’innovation et à la tech. En effet, les jeunes start-ups représentent près de la moitié des entreprises de Dubaï, ce qui en fait un centre international dédié à l’entrepreneuriat. Et pour attirer les jeunes entrepreneurs de la planète, la ville de sable et de verre sort les grands moyens à coup d’incubateurs et de licences. Au premier trimestre de cette année, le département économique de Dubaï a délivré plus de 15.000 nouvelles licences, soit 19% de plus que l’année précédente sur la même période et des incubateurs comme Intelak ont même été créés afin d’ accompagner la création de start-up dans les secteurs de l’aérien, du voyage et du tourisme en partenariat entre Dubaï tourism, Microsoft, Accenture et Emirates groupe. De plus, le pays possède un argument de taille pour les jeunes pousses qui recherchent des financements pour se lancer: un riche bassin d’investisseurs et la deuxième plus grande proportion d’individus très fortunés (ceux qui ont une fortune de 30 millions de dollars américains ou plus) du MENA. Dans cet élan, de nouvelles plateformes d’investissement en commun ont émergé, à l’instar de Beehive et Ureeca, des services qui permettent à un plus grand nombre d’individus de participer aux investissements en mettant en commun leurs ressources, et ainsi de réduire les coûts.

Au coeur de l’innovation Fintech

Et si les start-ups affluent en masse à Dubaï grâce aux nombreuses incitations mises en place par l’État, c’est surtout celles de la fintech qui s’y développent le plus rapidement. Car le plus célèbre quartier d’affaires du Moyen-Orient se targue de révolutionner la fintech mondiale en hébergeant les startups les plus innovantes en la matière, telles que YAP, Sarwa, Baraka, StashAway, ou encore d’autres sociétés technologiques plus établies comme Amazon Payment Solutions, Flybits/Mastercard ou encore Ernst & Young. Un Centre d’innovation a d’ailleurs été récemment créé afin de faciliter l’essor de cet écosystème FinTech et de soutenir les fondateurs d’entreprises du secteur à travers le monde. Une initiative qui devrait favoriser la mise en place des partenariats entre jeunes entreprises en phase de démarrage, licornes technologiques, et grandes entreprises technologiques. Une dynamique qui s’est accélérée depuis le 1er juin dernier avec l’annonce par le gouvernement de la réforme d’une loi en vigueur depuis une décennie et limitant à 49% la part de capital pouvant être possédée par un étranger. Désormais, les investisseurs et entrepreneurs d’autres pays pourront posséder intégralement une entreprise, sans passer par un local, selon un tweet du gouvernement. Une nouvelle qui devrait confirmer l’avancée de Dubaï sur l’échiquier mondial de la finance et de l’innovation au Moyen-Orient.