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L’Arabie Saoudite ouvre le plus grand hôpital pour chameaux du monde

Pour aider à la préservation de ces animaux parfois considérés comme les “vaisseaux du désert”, l’Arabie saoudite a inauguré, dimanche dernier, un hôpital géant spécialement dédié aux soins et à l’étude des chameaux. Retour sur ce projet pharaonique.

Un immense complexe pour soigner les camélidés

Ce dimanche, à Buraidah, une ville située à 200 kilomètres au nord de Riyadh, une agitation inhabituelle était observable. La présence du prince Faisal bin Mishaal, haute personnalité de l’état major saoudien, n’y est probablement étrangère. C’est en effet lui qui a eu l’honneur d’inaugurer ce qui s’apparente désormais comme le plus grand centre hospitalier dédié aux chameaux.

 

 

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les constructeurs de l’édifice se sont donnés les moyens de leur ambition. Le centre pourra accueillir plus de 4 000 camélidés entre ses murs ! D’une surface gigantesque de 70 000 mètres carrés, le complexe a été très onéreux à construire : on estime son coût final à 100 millions de riyals saoudiennes, soit environ 25 millions d’euros.

 

Des laboratoires gigantesques pour faire avancer la recherche

A la pointe de la technologie tant en matière de recherche sanitaire que d’épidémiologie, les nouvelles installations sanitaires devraient permettre d’améliorer la connaissance médicale de ces animaux et d’élaborer des traitements pour guérir et prévenir les maladies propres à leur espèce. Les laboratoires centraux spécialisés de l’établissement sont équipés d’appareils modernes permettant d’effectuer plus de 160 types d’analyses différentes.

 

 

Ce nouveau complexe devrait avant tout permettre de faire avancer la recherche médicale au sujet des camélidés, en particulier l’embryologie et le processus traditionnel de fécondation des chameaux, dont l’âge varie entre 25 et 30 ans. L’étude des foetus de chameaux, dont le nombre sera forcément plus conséquent en raison du grand volume d’animal que le centre peut accueillir, occupera également de façon intensive les équipes de chercheurs et médecins dépêchées sur le centre. L’hôpital devrait ainsi pouvoir étudier pas moins de 700 fœtus d’ici quelques années, contre 100 actuellement.