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Strasbourg va accueillir un musée de l’Orient

Prévu pour 2025, le musée de l’Orient sera établi au sein de la Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg. Alors qu’un projet muséal est évoqué depuis 1970, c’est finalement en 2016 que l’exposition Ana Ziqquratim sur les Temples Mésopotamiens anciens relance cette idée. Une belle opportunité pour l'établissement, de renommée nationale.

Un emplacement idéal !

La BNU est un lieu incontournable à Strasbourg : considérée comme la seconde bibliothèque de France, elle ne compte pas moins de 700.000 visites par an, grâce à ses 3 millions de documents répartis sur 8 étages. L’histoire même de l’édifice est particulière. Construite au XIXème siècle, elle entre dans la prestigieuse catégorie des monuments historiques en 2004.

On estime que l’aménagement nécessaire à l’installation du futur musée de l’Orient fera 600m2. Cette décision a été prise par le comité scientifique début juillet 2021, composé notamment d’enseignants-chercheurs du Louvre, des représentants du Ministère de la Culture, et autres personnalités prestigieuses.

Bien que la BNU reste un endroit privilégié pour accueillir le futur musée en lui apportant une place et un rayonnement certains, des emplacements alternatifs sont envisagés pour une situation optimale.

L’histoire orientale dans ses moindres détails

Le musée accueillera de riches collections d’œuvres d’art de toutes sortes et de provenances différentes : outre certaines sélections de la bibliothèque de Strasbourg, ville qui contient déjà nombre de trésors orientaux et de toute la région alsacienne en général, il accueillera également des dépôts du magnifique Louvre. Le dépôt est le don, momentané ou d’un musée à un autre établissement.

Concernant la période couverte, elle devrait s’étendre depuis les origines de l’écriture (soit il y a environ 6000 ans), jusqu’au XXème siècle, soit une très large période. Une période aussi large signifie que les œuvres présentées seront très diversifiées : selon le directeur délégué de la BNU, Emmanuel Marine, cela renforcera les liens entre les institutions protectrices et passionnées de l’Histoire de l’Orient. Selon ses dires, “Cela permettra aussi de resserrer les liens de formation et de recherche entre les institutions qui conservent ces collections et les laboratoires des pays dont elles proviennent”.

Un projet qui devrait bénéficier à tous, chercheurs comme amateurs.