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L’Algérie recordman du taux de femmes ingénieures dans le monde

Selon le dernier rapport de l’UNESCO intitulé « La course contre la montre pour un développement plus intelligent », l’Algérie est le pays au monde où la proportion de femmes diplômées en ingénierie est la plus élevée.   

C’est une statistique que l’on aime particulièrement voir apparaître et qui permet de faire avancer le débat sur la place des femmes dans le monde arabe. Elle est en outre d’autant plus intéressante qu’elle est à mettre en parallèle avec l’autre donnée forte émanant de ce rapport : il n’existe qu’une faible proportion de femmes diplômées en ingénierie dans le monde. Elles ne sont que 28% contre 40% en informatique.

Mention très bien donc, pour l’Algérie, avec ce chiffre, paru le 11 février dernier à l’occasion de la Journée internationale des femmes et des filles de science, qui montre que l’égalité des chances est un sujet pris très au sérieux par nos voisins d’Afrique du Nord. 

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C’est en tout cas le titre d’une des parties de l’étude, et sans doute de celle qui mérite d’être le plus en vue, puisqu’il permet de mettre à bas un cliché encore persistant, celui selon lequel la femme serait, dans le monde arabe, vouée à être placée en retrait, et jouer davantage un rôle d’épouse et de mère, que de s’épanouir dans sa carrière professionnelle. Car en effet, il apparaît dans cette partie que les plus fortes représentations de femmes parmi les diplômé(e)s en ingénierie se trouvent notamment dans les États arabes, tels que l’Algérie (48,5%), le Maroc (42,2%), Oman (43,2%), la Syrie (43,9%) et la Tunisie (44,2%). Et ce bien, bien à l’inverse de nombre de pays membres de l’OCDE à l’instar de l’Australie (23,2%), du Canada (19,7%), ou même de la France (26,1%). Reste à voir, ensuite, quels seront les effets sur le long terme de ce changement de paradigme.