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Le fabricant de médicaments égyptien Eva Pharma compte élaborer un vaccin Covid « 100% égyptien »

Utiliser une technologie 100 % égyptienne, c’est l’objectif que se donne le laboratoire Eva Pharma pour créer, dès cette année, un vaccin local contre le Covid-19 ! Une annonce qui nous vient en direct du directeur général du laboratoire, Riad Armanious.

Créer un vaccin local face à la pandémie mondiale 

Le mois dernier, le Premier ministre égyptien, Mostafa Madbouly, a approuvé la signature d’un accord de partenariat entre le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, le ministère de l’agriculture et Eva Pharma afin de produire un vaccin contre le coronavirus. Aucun détail supplémentaire n’a cependant été encore diffusé à la population.

« Nous effectuons des tests et des travaux approfondis pour développer un notre propre vaccin à partir de zéro”, a déclaré le directeur du laboratoire égyptien Eva Pharma. 

Ce dernier est très positif dans l’élaboration de ce dernier :”nous devrions avoir la première production entièrement réalisée d’ici juin 2022” affirme fièrement. 

Afin de pallier au manque d’approvisionnement des laboratoires internationaux

La course à l’augmentation de l’offre de vaccins Covid-19 par les laboratoires locaux est devenue critique dans ce pays de plus 100 millions d’habitants, où seulement 3,3 % de la population a reçu une dose et 0,7 % des habitants sont entièrement vaccinés.

 

Et pourtant, l’Égypte a énormément été atteinte par la pandémie. Au total, ce sont plus de 278 295 cas de Covid-19 qui ont été signalés, dont 15 935 décès, mais le nombre réel serait bien plus élevé en raison de l’exclusion des résultats des laboratoires privés des chiffres et de la limitation des tests.

M. Armanious a déclaré qu’Eva Pharma répondait non seulement à l’insuffisance de l’approvisionnement en vaccins à court terme, mais aussi aux besoins à long terme d’inoculer la population égyptienne contre le Covid-19 : « Nous n’étions pas préparés à cette circonstance inévitable. Nous ne faisons toujours pas assez pour nous préparer à ce que cela se répète« , a-t-il déclaré.

Un travail de grande ampleur 

Alors que la production locale de vaccins existants implique la réception des matières premières et la réalisation de la formulation et du remplissage, la création d’un nouveau vaccin nécessite davantage de recherches, de tests et de temps.

« La partie la plus difficile est de produire la protéine réelle qui est ensuite purifiée, formulée et remplie » affirme le directeur du laboratoire. 

Mais une fois terminée, l’usine aura la capacité de produire des dizaines de millions de doses chaque mois.