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Le Festival international du film féminin de Beyrouth rouvre ses portes

Après un an d’absence sur la scène culturelle internationale du fait de la crise sanitaire qui s’est propagée dans le monde entier, le festival international du film féminin de Beyrouth fait son grand retour ! Depuis hier, et jusqu’au 23 juillet, cette quatrième édition représente une occasion d’apporter un peu de joie à la population locale, encore trop fragilisée par les défis difficiles qu’elle a dû traverser.

« Malgré les conditions difficiles, nous espérons toujours des lendemains meilleurs, c’est pourquoi nous avons essayé d’organiser une édition normale dans les cinémas » déclare avec émotion Sam Lahoud, directeur du Festival. 

Aimee Boulos sous le feu des projecteurs 

L’annulation de l’année passée n’a fait que renforcer la volonté des organisateurs de faire de cet évènement, le rendez-vous incontournable des férus du cinéma. Ainsi, l’événement en physique de cette année tient à poursuivre la tradition des années précédentes : honorer les figures marquantes de la scène cinématographique et artistique locale

Et cette année, le projecteur de la soirée d’ouverture s’est allumé sur Aimee Boulos, fondatrice du théâtre Monnot de Beyrouth, figure importante de la Fondation Liban Cinéma de Beyrouth, qui a permis au cinéma alternatif de toucher un public plus large.

Plus de 90 courts métrages en quelques jours 

Du Brésil à la Turquie, en passant par le Vietnam, plus de 90 courts métrages, longs métrages, documentaires ou films d’animations du monde entier seront projetés au LFA-Cinema Abraj de Beyrouth dans le cadre du Festival.

Le public libanais aime découvrir de nouvelles expériences. Surtout celles qu’ils ne peuvent pas voir dans le cinéma grand public, où ce sont des films pop-corn ou des blockbusters » se réjouit le directeur de l’événement. 

Des réalisatrices féminines ou des films au ton féminin 

Si le nom du festival peut porter à confusion, cette édition n’a pas pour but de montrer uniquement  les œuvres de réalisatrices mais aussi de projeter les succès du 7e art de l’année qui abordent d’une certaine manière un « thème féminin« 

Le directeur a fait de nobles efforts pour rétablir l’équilibre de la représentation féminine dans l’industrie cinématographique libanaise au fil des ans, mais il nous oblige aussi à ne pas regarder seulement les actrices mais aussi toutes les femmes oubliées se tenant du côté technique et aux postes de direction. 

« Nous avons constaté que les femmes dans le cinéma ne sont pas bien représentées du côté technique et aux postes de direction » dit-il. “Il y a donc un déséquilibre dans ce domaine et l’une des missions du festival est de sensibiliser à cet écart”. 

Découvrez tout le programme de cette nouvelle édition.