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Dune, le film le plus attendu de l’année, tourné dans les déserts arabes

Denis Villeneuve est un réalisateur français à qui l’on doit plusieurs longs métrages de nombreuses fois récompensés et étoffés d’acteurs plus renommés et talentueux les uns que les autres. Parmi eux, Premier Contact avec Amy Adams et Jeremy Renners, ou encore Prisoners avec Hugh Jackman et Jake Gyllenhaal, sans oublier Blade Runner 2049 avec Ryan Gosling et Harrison Ford qui a scoré pas moins de 1 226 167 entrées en France lors de sa sortie en 2017. Cette année, c’est le très attendu Dune qui place le réalisateur au devant de la scène : reprise du film original de 1984 du même nom, le film s’offre un casting de rêve et des lieux de tournage à couper le souffle, au cœur de différents pays arabes.

Le pari de Dune

Souvent comparée à la saga Star Wars, dont l’impact et le rôle pionnier dans le monde du cinéma n’est plus à prouver, Dune comprend plusieurs éléments clés d’un ouvrage de science-fiction : en effet, on retrouve certaines thématiques “classiques” comme les voyages interstellaires, la conquête spatiale, la guerre entre plusieurs clans ou peuples, opposant la plupart du temps humains et robots ou créatures imaginaires.

Dune n’échappe pas à la règle et traite de la conquête de l’hostile planète Arrakis, des problématiques de succession et de pouvoir de la famille des Atréides, ainsi que la quête acharnée d’une substance rendant celui qui l’a boit immortel et invincible, l’Épice.

Le roman Dune de Frank Herbert sorti en 1965 a remporté le prix Hugo l’année suivante, où le prix le plus important pour les œuvres de science fiction et de fantasy.

Si son succès a été quasi indiscuté, et son statut de “classique de la science-fiction » rapidement gagné, la seconde adaptation réalisée par David Lynch (Mulholland Drive, Elephant Man, Twin Peaks…) a été un échec, et “un chagrin d’amour” selon le réalisateur.

C’est une des raisons pour laquelle la troisième adaptation, celle de Villeneuve, est si attendue, si anticipée mais aussi la potentielle cible de critiques exigeants. Celle-ci et le casting également. On y retrouve en effet des visages familiers, appréciés du public, tels que Jason Momoa (Game of Thrones, DC…), Javier Bardem (No Country for Old Men, Vicky Cristina Barcelona…), et des visages plus frais, et qu’on ne se lasse pas de voir sur nos écrans : Zendaya (Malcom & Marie, Euphoria, Spider-Man…) et Timothée Chalamet (Call me by your name, le Roi, Lady Bird…) ont maintes fois prouvé leur talent et assuré leur place dans le monde du cinéma.

Un tournage au coeur des déserts du Moyen-Orient

Cependant, Villeneuve ne souhaite pas se reposer sur un récit à succès et un casting impressionnant. Il a exprimé sa volonté de rendre les personnages humains, poignants, crédibles, et pour cela, la nature doit être au cœur de la production. D’où l’importance accordée aux décors et aux lieux de tournage, qui se voulaient des environnements naturels.

« La proposition de départ, c’était de tourner dans le désert. C’était non négociable pour que les lieux aient un impact sur les acteurs. L’idée de remettre l’humain à sa place dans l’écosystème, c’était fondamentale » , explique-t-il. La vision du réalisateur est particulière et très précieuse pour comprendre tout l’art du cinéma, et combien chaque élément compte.

Pour ce faire, Villeneuve aurait exigé de tourner dans le désert de Wadi Rum en Jordanie particulièrement, ainsi qu’aux Emirats Arabes Unis. Inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO en 2011, cette région jordanienne est composée de canyons, de grottes aux inscriptions anciennes encore visibles, d’arches naturelles, et est un site touristique très prisé.

C’est également un lieu de tournage connu et apprécié pour son aspect vaste, désertique, et tout à fait propice aux scènes de science-fiction et de fantasy, comme en témoignent Seul sur Mars (2015) et Prometheus (2012) de Ridley Scott, ou encore Star Wars épisode IX : l’ascension de Skywalker (2019) de J.J.Abrams.

Tous les éléments sont donc réunis pour une production réussie et un bel hommage à une œuvre pilier dans le genre.