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Top : 3 livres indispensables à glisser dans vos valises pour les vacances

Ça y est, les vacances sont arrivées ! Alors que vous soyez amoureux des histoires d’amour, que vous préfériez les polars qui font froid dans le dos ou que vous ne manquez jamais aucune occasion de rire à gorge déployée, il y a forcément un livre fait pour vous ! Aujourd’hui, Kawa vous aide à choisir le livre à ne pas oublier pour votre pause estivale. 

N’appelle pas, il n’y a personne, de Youssef Madel 

Ce succès littéraire, nominé pour le Prix de la littérature arabe 2020 et inspiré d’une chanson de Fairouz, termine la trilogie de l’auteur marocain Youssef Fadel et tente d’apporter un regard d’une sévère acuité sur la société marocaine. 

Roman audacieux et poignant, il raconte l’histoire d’amour impossible entre Farah, qui  rêve de devenir chanteuse, et Osmane, artisan décorateur qui travaille avec son père sur le chantier de la mosquée Hassan II. 

Origines, d’Amin Maalouf 

Jusqu’ici, l’auteur libanais Amin Maalouf avait seulement effleuré l’histoire véridique de sa propre famille ; de Léon l’Africain au Périple de Baldassare, en passant par Le Rocher de Tanios ou Les Echelles du Levant, tel ou tel épisode, plus ou moins transfiguré, de l’aventure des siens se trouvait ainsi exploré, ou « romancé ». Mais jamais il ne s’était décidé à en faire le récit de manière exacte et méticuleuse.

Mais si son dernier livre a obtenu le prix Méditerranée 2004, ce n’est pas pour rien ! Il raconte l’histoire de  deux frères, Gebrayel et Botros, nés dans le Liban de la fin du XIXe siècle, alors encore partie intégrante de l’Empire ottoman. 

Le premier rêve de conquérir le monde et de quitter l’Orient natal pour faire souche à Cuba. Le second, homme de pensée et de livres, reste au pays. Ainsi commence la saga des Maalouf, sédentaires ou nomades, emportés par l’histoire dans une diaspora familiale, et que relient, du Brésil à l’Australie et des Etats-Unis à la France, le bruissement d’un nom et la conscience d’une origine commune.

Magnifique hommage d’amour et de fidélité, ce roman s’inspire de la vie de son écrivain, lui-même en exil, un rendez-vous de mots où l’anecdote, l’histoire et le roman se mêlent dans leur commune substance : l’émotion.

Une baignoire dans le désert, de Jadd Hilal

Le romancier d’origine libano-palestinienne, Jadd Hilal, ne veut plus des discours politiques hypocrites sur le problème palestinien. Pour lui, la petite histoire est bien plus touchante que la grande. S’il a déjà remporté le grand prix du roman métis et le prix du roman métis des lycéens pour son premier roman, Une baignoire dans le désert a marqué l’un de ses plus grands succès. 

Ce texte court (à peine cent pages) est scandé par une série de brefs chapitres, parfois de la taille d’un paragraphe, qui le construisent en un subtil kaléidoscope. Le personnage central et narrateur est un enfant, Adel. A l’image du petit prince, ce garçon prend conscience qu’il est riche parce qu’il est le seul de son école à disposer d’une baignoire. Accompagné par ses deux amis imaginaires, deux insectes énormes, Darwin et Tardigrade, il décide de partir dans le désert pour fuir ceux qui, en quête de nourriture, cherchent à pénétrer dans l’appartement où il attend ses parents… Sa marche l’entraîne sous le ciel étoilé tandis que “la lune colore les dunes d’un argent clair, pur”. 

Roman initiatique porté par une langue poétique d’une élégante simplicité, n’oubliez pas ce conte qui raconte le quotidien de la vie palestinienne.