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Top 5 des artistes du Moyen-Orient exposés à Art Basel

C’est un beau retour pour la plus grande foire d’art contemporain et moderne au monde ! Art Basel revient à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 26 septembre à Bâle, en Suisse, après une édition reportée en 2021 et annulée en 2020. Organisé également à Miami aux Etats-Unis et à Hong-Kong en Chine, le salon regroupe quelque 2500 artistes représentés par 300 galeries d’art, sur 1100 candidatures, et accueille environ 60.000 visiteurs chaque année. Une concurrence assez rude donc, quant au choix des galeries et des artistes exposant, mais l’un des principes de Art Basel est de donner leur chance à des créateurs de toute notoriété confondue, bien établis dans le monde de l’art, ou au contraire tout juste émergeants. Quoiqu’il en soit, ce sont plusieurs personnalités du Moyen-Orient que nous retrouverons cette année ! Découvrons-en 5

Peinture, sculpture, photographie, installation artistique ou encore performance, de nombreuses formes d’art sont représentées à cet événement d’envergure mondiale.

1) Monir Shahroudy Farmanfarmaian – galerie New-Yorkaise James Cohan Gallery

La première artiste exposée à cette occasion est une artiste iranienne décédée en avril 2019, mais son héritage est connu et perdure depuis plusieurs années. L’œuvre présentée à Art Basel cette année est intitulée The Third Family et a été réalisée en 2011 : jeux de miroirs et mosaïques sont au cœur de ces réalisations aux effets kaléidoscopiques. Influencée par l’art abstrait du XXe siècle et l’art géométrique iranien et perse, cette série de 8 sculptures proposée à 3,2 millions de dollars, évoque l’infinité de compositions que l’on peut réaliser à partir de structures rigoureuses.

 

2) Etel Adnan – galerie allemande Sfeir-Semler

Le Soleil Toujours est une des pièces maîtresses de l’exposition de cette année : ce mur de céramique est une réalisation de l’artiste libanaise Etel Adnan, qui compte parmi ses activités artistiques la poésie et l’écriture. Créée en 2017, cette composition compte 136 carreaux de céramiques distincts aux coloris vifs, et le Soleil – l’optimisme – à son centre. Contrairement à l’art des lettres, ce ne sont pas des mots qui évoquent ce qu’Etel a voulu exprimer à travers cette pièce de 6 mètres de long, mais les lignes et les couleurs. Comme le reste de son œuvre, celle-ci est une aventure pour les sens. Elle est estimée entre 300.000 et 400.000 dollars.

 

3) Lawrence Abu Hamdan – galerie allemande Sfeir-Semler

Lawrence Abu Hamdan est, comme Etel Adnan représenté à cette édition d’Art Basel par la galerie Sfeir-Semler Hambourg en Allemagne. Récemment ouverte à Beyrouth, la branche libanaise de cette galerie contribue largement à la promotion de l’art arabe au Moyen-Orient, et à son rayonnement.
Artiste contemporain basé également à Beyrouth, Lawrence explore les installations sonores. The Whole Truth est un documentaire radiophonique passionnant réalisé en 2012, à travers lequel l’artiste a voulu analyser le rôle et l’interprétation de la voix dans le domaine juridique et médico-légal en particulier : par exemple peut-on déterminer la sincérité d’un témoignage verbal, et donc modifier les décisions de justice ? Cette réalisation est donc la pièce maîtresse de l’installation, et son prix de vente varie entre 50.000 et 75.000 dollars.

4) Vartan Avakian – galerie libanaise de Marfa

Des œuvres personnelles de Vartan Avakian seront présentées à Art Basel, et représenteront la vie au Liban, comme un hommage, après les événements tragiques s’étant déroulés récemment. Ces représentations se feront sur fond de jeux de lumière, de néon et d’ombre, pour symboliser la crise économique du pays. Composé de plusieurs matériaux, à l’image d’un pays en crise, le néon et les sculptures évoquent à la fois fragilité et force. A travers ses réalisations, qu’elles soient des sculptures, de la vidéo ou de la photographie, Avakian souhaite véhiculer l’espoir de jours meilleurs. Il est exposé à travers le monde entier.

5) Michael Rakowitz – galerie berlinoise Barbara Wien

Professeur agrégé en théorie et pratique de l’art, Michael Rakowitz est juif d’origine irakienne. Il réalise des projets dans l’espace public urbain, et décline son talent dans des formes diverses : les créations présentées à Art Basel sont des panneaux représentant des reliefs trouvés au nord de l’Irak sur le site archéologique de Nimroud (une citée Assyrienne du IIème millénaire av. J.C) ; ils sont composés de vieux journaux, d’emballages alimentaires entre autres. Ce projet s’inscrit dans un travail sur le long-terme sur la destruction d’artefacts irakiens lors de la guerre qu’a connu le pays.
Les prix estimés des panneaux sont compris entre 25.000 et 75.000 dollars.

 

 

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